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Juste valeur assurable : une question de proportion

02 octobre 2017 par Anne Martel

Connaissez-vous la valeur réelle de votre bâtiment et de vos équipements? Avant que survienne un sinistre, mieux vaut établir la valeur assurable des actifs matériels de votre entreprise pour éviter des risques. On fait le point.

Trop d’entreprises mal assurées
Un incendie, un important dégât d’eau, un saccage… Seulement pour les autres? Erreur! Aucune entreprise n’est à l’abri. Or, encore bien des organisations ne sont pas assurées adéquatement. On a constaté que, pour près de 80 % des clients commerciaux avec lesquels on commence à travailler, la valeur assurable inscrite à la police d’assurance n’est pas suffisante et ne reflète pas la valeur réelle de leurs actifs.

Voilà qui les expose à un risque important. Pour certaines entreprises, si un sinistre survenait, la faillite s’imposerait. Comme entrepreneur, vous avez tout investi dans votre entreprise : votre argent, votre temps, vos profits… Pour préserver ce que vous avez mis des années à construire, vous devez être en mesure d’établir clairement la valeur de ce que votre entreprise possède.

La clé : un inventaire exhaustif de vos biens matériels.

Une clause à comprendre : la règle proportionnelle
Lors de votre renouvellement d’assurance, vous constaterez peut-être que votre contrat comprend une clause relative à la règle proportionnelle. Mais qu’est-ce que cette règle? De quelle façon s’applique-t-elle? D’abord, il faut savoir que cette règle prévoit que votre entreprise doit s’assurer pour un montant équivalant à au moins 80 % du coût de remplacement de ses biens matériels. En cas de perte partielle, par exemple à la suite d’un dégât d’eau, vous toucheriez le règlement complet de votre réclamation.

Par exemple, supposons que votre entreprise est propriétaire d’un bâtiment dont la valeur est évaluée à 500 000 $ et qu’elle est couverte par une police d’assurance comprenant une clause de règle proportionnelle de 80 %. La somme assurée doit donc être de 400 000 $ pour que votre assureur couvre entièrement une éventuelle perte partielle.

Montant insuffisant
Imaginons que le montant assurable inscrit à votre contrat est de 350 000 $. Si votre entreprise subissait des pertes dont la valeur serait de 50 000 $, votre assureur établirait le montant de l’indemnité selon le calcul suivant :

Perte   Montant d’assurance prévu au contrat   Indemnité
50 000 $ X 350 000 $ = 43 750 $

   
400 000 $        

Juste montant
Supposons maintenant que le montant assurable inscrit à votre contrat correspond bel et bien à la valeur réelle de vos biens, soit 400 000 $. Si votre entreprise subissait des pertes évaluées à 50 000 $, votre assureur vous verserait une indemnité sur la base du calcul suivant :

Perte   Montant d’assurance prévu au contrat   Indemnité
50 000 $ X 400 000 $ = 50 000 $

   
400 000 $        

Un inventaire complet... et à jour!
Encore faut-il connaître la juste valeur de vos biens. C’est pour pallier cette lacune qu’on a établi des partenariats avec des spécialistes capables d’épauler nos clients lorsqu’il s’agit de définir clairement le montant qu’il convient d’inscrire au contrat. Sachez également qu’en cas de sinistre, votre assureur exigera un inventaire de vos biens avant de vous verser quelque indemnité que ce soit. Heureusement, il existe des outils pour vous aider à dresser un tel inventaire vous-même ou de confier le mandat à des professionnels, comme la plateforme in-dex.ca, avec laquelle on a fait une entente exclusive pour tout le Québec.

Et si un sinistre survenait avant que vous ayez dressé l’inventaire de vos actifs matériels? Non seulement vous pourriez être pénalisé au moment de recevoir un dédommagement, mais, en plus, le processus de règlement pourrait être plus complexe, entraînant des délais. Or, tout le monde sait qu’en affaire, le temps, c’est de l’argent!

Vous pouvez aussi vous en remettre à une firme spécialisée en évaluation commerciale comme SPE Valeur Assurable avec qui nous entretenons un lien d’affaire privilégié. SPE constitue un dossier complet de vos actifs dans lequel seront consignés des renseignements sur votre immeuble et ce qui s’y trouve, comme le mobilier, les équipements et le matériel, ainsi que des croquis et des photos. Un tel dossier peut simplifier vos démarches auprès de votre assureur et offrir des preuves qui appuient votre demande de réclamation. Il tient également compte de tous les montants qu’on a tendance à oublier et qui doivent être considérés lorsqu’il s’agit de récupérer vos pertes : frais de gestion lors d’une reconstruction, coûts de démolition, taxes, etc.

Sensibiliser toute l’industrie
Force est d’admettre que le courtier n’est pas un évaluateur et qu’en dépit de sa bonne volonté, il n’a pas la compétence aussi pointue qu’un spécialiste pour établir le montant qui devrait figurer à votre contrat d’assurance commerciale. Chacun son métier. Aussi, pour préserver vos actifs et assurer la pérennité de votre entreprise, une assurance suffisante, qui tient compte de la valeur réelle à neuf de vos biens est incontournable. Heureusement, il existe des solutions pour vous aider.